3 Raisons de ne plus jamais prendre l’escalator et d’optimiser ses trajets en métro

La déprime parisienne de la bouche de métro, par temps de pluie, lorsqu’on est entouré de dizaine de gens suintant d’eau et peinant à trouver une place pour leur parapluie à replier, est bien connue.

Cette déprime peut se transformer en dépression si votre ligne porte le numéro 13 : vous n’avez aucune chance de trouver une place assise, et vous devrez voyager, debout, entre deux frères humains à moitié lavés.

Réjouissez-vous : il est possible de faire de ce moment de doute existentiel (« Est-ce bien là la vie que je voulais mener ? ») un challenge quotidien, et d’en tirer une satisfaction : celle d’avoir tiré parti d’une épreuve imposée.

1 Ne prenez plus jamais l’escalator

Vous êtes comme tout le monde : bercé par le flot des cadres gagnant leur open-space, vous ne réfléchissez même plus au chemin que vous suivez. Ils contournent l’un des guichets, vous contournez le même guichet (qui doit être piégé). Ils font la tête, vous faites la tête. Ils prennent l’escalator, vous prenez l’escalator.

Et là, je dis : non.

Vous n’êtes pas membre de ce troupeau paresseux. Vous sortez du lot. Vous allez prendre les escaliers, même si vous descendez à Abbesses ou à Lamarck, même si vous devez emprunter le grand escalier de la station Bibliothèque François Mitterrand (ligne 14, mieux que la 13).

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Vous habitez Abbesses ? Quelle chance, les ascenseurs y sont toujours en panne.

Et alors que le troupeau feignant se laisse mollement porter par l’escalier mécanique, vous allez, telle Christine Aron montant vers la victoire, sortir par la voie d’honneur, celle qui fait travailler vos cuisses : l’escalier. Chaque jour, jusqu’à voir les résultats sur votre moral (vous n’êtes pas comme les autres, vous prenez votre vie en mains) et sur votre silhouette (ce n’est pas pour rien que tous les clubs de gym proposent des cours de step).

Le summum, c’est si vous êtes seul à prendre l’escalier, tandis que la masse informe vous regarde du haut de leurs marches mécaniques. Ils vous admirent. Vous êtes une star.

2 Restez debout dans le wagon

Ne pouvant atteindre le degré de description naturaliste requis, je donne la parole au Point :

L’été dernier, une étude réalisée dans le métro de Boston a révélé que des vecteurs de tétanos, de méningite et staphylocoques, mais aussi des traces de flore vaginale et anale étaient banals dans les transports en commun souterrains.

Mais quel délice !

Alors, vous prendrez bien ce siège qui vous tend ses petits bras parfumés au staphylocoque ?

Il est INTERDIT de s’asseoir dans le métro.

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Le personnage A a choisi de servir de vecteur du tétanos, de favoriser la multiplication de ses cellules graisseuses et de liquéfier son cerveau en regardant son portable. Le personnage B préfère limiter le contact avec la flore d’autrui, muscle son corps et enrichit son esprit en découvrant une valse de Chopin. Camarade, choisis ta vie.

Par ailleurs, la station assise est, en elle-même (je veux dire : même si vous êtes dans le métro suisse) dangereuse pour la santé. Elle est dangereuse même si vous faites du sport à côté en pensant rééquilibrer le tout.

Nous passons trop de temps assis. Nos réserves de graisse brûlent moins vite, notre métabolisme se ralentit, le diabète et les AVC se frottent les mains.

Vous n’êtes pas convaincu ? Le pancréas fonctionne trop, les risques de cancer du côlon sont augmentés. En bref, rester assis tue.

Rester debout, au contraire, muscle le dos – c’est un peu pénible au début, car on demande à une partie du corps peu sollicitée de faire son travail, mais on s’habitue vite – et permet de brûler plus de calories.

Maintenant, quand vous verrez quelqu’un qui reste assis dans le métro, vous l’éviterez : tout ne doit pas tourner rond dans sa tête.

Pendant ce temps, vous, debout contre un strapontin replié, vous ne risquez plus de vous voir reprocher de ne pas avoir cédé votre place à la femme enceinte ou à une vieille dame.

Vous musclez votre dos, vos jambes, et vous brûlez des calories.

Est-ce tout ? Non.

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S’ils avaient lu mon blog, ils auraient gardé le sourire : quelle joie, ils sont debout !

3 Lisez ou écoutez des podcasts

Un trajet en métro, même court, doit être l’occasion de progresser intellectuellement.

Fuyez ces gens rivés à leur portable entre Tuileries et Châtelet.

Méprisez l’air de poisson mort de celui qui ne fait qu’envoyer des textos.

Vous avez un livre entre les mains, et vous lisez.

Ou un podcast sur les oreilles. Vous écoutez France Culture, ou une émission dans une langue étrangère. Ou de la musique classique (Maître Gims ne compte pas).

Bref, vous élevez votre esprit, le temps de descendre à votre station d’arrivée, noblement, le visage fier et les fesses propres, avant de remonter à la surface par l’escalier, tel Brigitte Macron recevant Melania Trump.

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Jean-Brice, de Paris, nous demande si écouter des discours de Christophe Castaner dans le métro peut compter comme « podcast culturel ». Cher Jean-Brice, la rédaction s’est réunie et vous répond que non.

 

 

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